Pourquoi l’instrument habituel ne voit rien
Ces outils comptent des exécutions de JavaScript dans un navigateur. C’est leur principe même, pas un bug qu’un correctif rattrapera. Plus le trafic d’agents augmente, plus l’écart se creuse — et il reste invisible pour ceux qui regardent leur tableau de bord.
Les seuls outils qui voient ce trafic sont les pare-feux. Mais ils répondent à une autre question — faut-il bloquer ce visiteur — et rendent un verdict de sécurité, pas une mesure d’audience. Entre les deux, personne ne dit quels agents ont lu quoi, ni lesquels ont prouvé leur identité.
Ce qu’on peut lire côté serveur
| Signal | Ce qu’il indique |
|---|---|
| Le nom déclaré | un collecteur qui s’annonce — une déclaration, jamais une preuve |
| L’absence d’en-têtes Sec-Fetch | un navigateur en envoie toujours sur une navigation ; une bibliothèque HTTP n’en envoie aucun |
| La surface visée | personne n’ouvre un llms.txt par curiosité de lecteur |
| La cadence entre deux requêtes | un modèle dans la boucle réfléchit ; un collecteur enchaîne |
| Une relecture de la même page | une extraction qui a échoué — un signal sur votre page, pas sur lui |
| Les 404 | ce qu’un agent attendait de trouver : une carte gratuite de ses présupposés |
Un navigateur envoie toujours certains en-têtes. Leur absence trahit un programme plus sûrement que le nom qu’il déclare.
Les métriques qui ont un sens
- La part des requêtes qui vise vos fichiers pour machines plutôt que vos pages ordinaires. Si un agent ne lit que votre HTML, tout ce que vous avez publié à son intention ne sert à rien.
- Le nombre de pages enchaînées en une visite. Une requête isolée est un ratissage automatique ; une suite de pages liées entre elles est une lecture.
- Le coût en jetons de ce qu’il a téléchargé, c’est-à-dire ce que votre site a prélevé sur son budget.
- La part du trafic qui présente un justificatif vérifiable au lieu d’un simple nom déclaré.
Aucune de ces mesures n’a besoin d’une adresse IP, d’un cookie ou d’un identifiant de session. Nous ne cherchons pas à savoir qui se cache derrière une requête, seulement quel type de programme frappe à la porte. C’est ce que fait notre propre journal de bord, dont le code est publié.